Les gisements de sables pétrolifères du bassin de l’Athabasca sont situés dans une région où domine la forêt boréale, qui constitue l’un des plus grands écosystèmes intacts dans le monde. La forêt et les lacs interconnectés fournissent un habitat à une grande diversité d’animaux sauvages, notamment des oiseaux migrateurs, des caribous, des ours et des loups. Les terres humides du lac McClelland en particulier accueillent une flore et une faune riches et diverses. Elles sont aussi reliées aux terrains de notre mine proposée à mine Fort Hills.
L’industrie et la nature peuvent-elles coexister? Nous croyons qu’elles le peuvent. Nous nous engageons à préserver l’intégrité environnementale de la partie structurée de la tourbière, en laissant une empreinte environnementale la plus faible possible sur les acres que nous exploitons et en fournissant des compensations pour les zones où notre impact est permanent. Notre plan de protection de l’environnement garantira un tel résultat. Nous n’avons pas l’intention de démarrer d’exploitation dans la tourbière structurée tant que le plan de mine et de protection de l’environnement n’aura pas été élaboré et approuvé.
Protection de la tourbière structurée : nous sommes prêts à relever le défi
Le McClelland Lake Wetlands Complex (MLWC) est une tourbière structurée faite de crêtes (cordons) et de mares boueuses (dépressions) qui se rend jusqu’à la zone de la mine Fort Hills (tourbière supérieure) et jusqu’aux berges du lac McClelland (tourbière inférieure). Notre défi unique dans le cadre du projet Fort Hills est d’exploiter les sables pétrolifères situés sous la tourbière supérieure tout en conservant les crêtes, les mares, la flore et la faune de la tourbières inférieure. Étant donné que l’eau est essentielle à tout milieu humide, nous avons entrepris un programme de surveillance complet afin de suivre l’écoulement de l’eau à travers le sol et dans la tourbière. Un groupe de travail formé de représentants d’organismes de réglementation, des Premières nations et d’autres parties intéressées (le MLWC Sustainability Committee) se sont joints à nous pour encadrer la recherche menée par l’Université de l’Alberta. Le bassin hydrographique de la tourbière supérieure ne devrait pas être touché par l’exploitation minière avant au moins 10 ans, mais nous prenons un bon départ en surveillant les animaux et les plantes et en transplantant des espèces rares afin d’aider à préserver l’intégrité écologique de cette importante tourbière.
Grâce aux connaissances acquises en plus de cinq ans de suivi intensif de l’eau, de la végétation, des oiseaux et des animaux sauvages, nous serons en mesure de comprendre le fonctionnement de la tourbière de McClelland Lake. En utilisant les ressources du MLWC Sustainability Committee, nous espérons développer un plan de durabilité complet afin d’assurer l’intégrité de la tourbière pendant la phase d’exploitation minière du projet Fort Hills et, aussi, développer un plan de fermeture afin que le MLWC continue de fonctionner bien au-delà de la fin du projet d’exploitation minière Fort Hills.
Collaboration avec les parties intéressées
En tant que membre du comité sur la durabilité du MLWC, de concert avec des représentants du gouvernement, des collectivités autochtones, des trappeurs locaux et des groupes environnementaux, nous nous assurons que Fort Hills adhère à des pratiques environnementales exemplaires et à des normes de restauration. Nous nous sommes engagés à respecter plus de 100 conditions de conformité environnementale imposées par la Commission chargée de l’économie des ressources énergétiques (CERE) de l’Alberta et le ministère de l’Environnement de l’Alberta.
Restauration faisant appel aux connaissances traditionnelles et à la nouvelle technologie
En définitive, notre objectif est de remettre les terrains dans leur état d’origine ou dans un meilleur état et nous le ferons progressivement pendant toute la durée du projet. À notre avis, le meilleur plan de restauration est celui qui allie la science contemporaine et les connaissances traditionnelles transmises de génération en génération. Nous avons donc invité des représentants des collectivités de la Première nation Fort McKay, de la Première nation Athabasca Chippewan et de la Première nation crie Mikisew à participer.
Non seulement échangeons-nous de l’information traditionnelle et technique, mais nous déterminons aussi les services de restauration nécessaires à long terme. Nous encourageons les aînés à transmettre cette information aux membres de leurs collectivités, afin que ceux-ci puissent développer les compétences qui leur permettront de profiter des possibilités économiques associées.
Nous participons aussi à un projet de recherches sur la restauration, et en tirons des leçons, avec des exploitants existants de l’industrie des sables pétrolifères. Ce projet en particulier a permis de restaurer 4 600 hectares de terrain. Cette zone de déshydratation de sables résiduels contiendra bientôt des arbres et des arbustes indigènes importants pour les parties intéressées locales, ainsi que des herbes pour le contrôle de l’érosion à mesure que des milieux humides, des coulées et des lacs se formeront.
Étant donné que la mine Fort Hills aura un impact sur les poissons du ruisseau Fort Creek, un lac sera construit pour compenser l’habitat perdu, conformément au principe de « perte nette nulle » du ministère des Pêches et Océans. Selon les plans, le lac sera d’une superficie d’environ 15 hectares et on s’attend à ce qu’il dépasse toutes les exigences en matière de compensation de l’habitat. De nombreuses espèces de poissons devraient être réimplantées dans le lac. Petro-Canada Oil Sands Inc. maintient une communication ouverte et transparente avec les organismes de réglementation et les parties intéressées au sujet de la construction et de la surveillance du lac.
Gestion des résidus
Les activités actuelles de mise en valeur des sables pétrolifères à Petro-Canada ne comprennent pas d’exploitation minière et c’est pourquoi ces activités ne produisent pas de résidus. Petro- Canada Oil Sands Inc (PCOSI), exploitant du projet Fort Hills, reconnaît que les résidus constituent un problème et, dans le cadre de notre plan de protection environnementale du projet Fort Hills, nous prévoyons prendre des mesures concrètes et mettre à profit la technologie pour faciliter la gestion des résidus.
Les résidus sont un sous-produit du procédé minier d’extraction des sables pétrolifères. Leur contenu, que l’on trouve à l’état naturel dans les gisements de sables pétrolifères, est constitué de sable, de glaise, de limon et de résidus d’hydrocarbures ainsi que des niveaux plus élevés d’acide naphténique que ceux d’origine naturelle. Le processus d’extraction du bitume sépare les résidus en différents types : des résidus de sable grossier, qui comprennent des particules de sable relativement grosses; et des résidus fins, qui comprennent de la glaise et du limon qui ont tendance à rester en suspension dans l’eau plutôt que de se déposer. Les résidus fins représentent un problème unique : ils conservent une consistance qui ressemble au yogourt, et restent toujours en suspension — les résidus fins qui atteignent cet équilibre s’appellent des « résidus fins mûrs ».
Dans le cadre du plan de protection environnementale de Fort Hills, PCOSI prévoit prendre des mesures précises et appliquer une technologie qui peut nous aider à gérer les résidus fins de façon responsable.
Les plans précis de gestion des résidus comprennent :
- L’entreposage séparé des résidus fins afin qu’ils puissent par la suite être mélangés à nouveau à du sable grossier qui pourra servir à la restauration des zones exploitées au lieu de demeurer dans de grands bassins de décantation.
- L’utilisation d’une technologie de type paraffinique de deuxième génération pour le nettoyage du bitume, ce qui réduira la quantité de contaminants toxiques qui se retrouveront dans le bassin de décantation et diminuera les émissions atmosphériques.
- En situant l’usine de valorisation loin de l’emplacement de la mine, la toxicité du matériel déversé dans les bassins de décantation sera réduite.
- Un plan de gestion active des résidus pour les résidus fins au moment de leur production (plutôt que des années plus tard) afin de les incorporer aux zones mises en valeur le plus rapidement possible.
PCOSI met l’accent aujourd’hui et continuera de le mettre dans l’avenir sur les trois éléments suivants :
- augmenter la portée des succès des résidus non séparés en laboratoire au niveau de la production;
- maximiser la récupération à l’eau chaude et l’épaississement des matériaux fins pour l’extraction et le traitement des mousses des résidus; et
- faire des recherches au sujet de la technologie de réduction des résidus fluides.
Le 3 février 2009, la Commission chargée de l'économie des ressources énergétiques (CERE) a émis une directive à l’intention de l’industrie des sables pétrolifères. Cette directive introduit pour toute l’industrie un nouveau critère de gestion des résidus des sables pétrolifères (résidus de l’extraction des sables pétrolifères incluant l’eau, le sable, le limon, l’argile et du bitume résiduel), et des mesures de renforcement spécifiques si les objectifs ne sont pas atteints.
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