taking action to reduce impactsagir pour réduire les impacts
Suncor prend en compte le défi que représente le changement climatique depuis près de deux décennies. Nous avons été l’une des premières grandes sociétés d’énergie à adopter un plan d’action et des technologies pour réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre dans l’ensemble de nos activités.
 
Changement climatique

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Suncor a été l’une des premières grandes sociétés d’énergie à adopter un plan d’action sur le changement climatique afin de mieux gérer ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Nous continuons d’adapter et de peaufiner ce plan afin d’améliorer continuellement notre capacité à réduire l’intensité carbonique de nos opérations.

Suncor communique volontairement ses progrès en matière de gestion des émissions de GES depuis 1995 — et des progrès ont été réalisés. Nous avons investi dans la technologie, amélioré l’efficacité énergétique et réduit l’intensité des émissions de GES à notre usine de sables pétrolifères de 53,6 % comparativement aux niveaux de 1990. Mais nous savons qu’il est possible — et impératif — de faire beaucoup plus car les volumes de production et le niveau correspondant d’émissions absolues continuent de croître.

Suncor croit que sa plus importante occasion à court terme de réduire les émissions de GES est d’améliorer la fiabilité et l’efficacité énergétique dans l’ensemble de ses activités. Nous avons connu du succès dans ce domaine en 2009 et nous mettons actuellement en œuvre des programmes d’excellence opérationnelle et de gestion de l’énergie visant la réalisation d’améliorations continues au cours des années à venir. L’investissement dans la gestion de l’énergie, en particulier, n’est pas un projet ou une série d’activités ponctuelles. Il s’agit plutôt de développer une approche plus exhaustive de notre propre consommation d’énergie à partir de la conception et de la construction jusqu’aux opérations courantes pour nous assurer que nous sommes aussi efficaces que possible compte tenu des contraintes physiques et économiques de nos installations.

Suncor continue d’investir dans des installations de cogénération à haute efficacité et des sources d’énergie renouvelable et de développer dans le cadre d’efforts collaboratifs de nouvelles technologies de réduction des émissions, dont le captage et le stockage du carbone. En tant que développeur d’énergie responsable, nous continuons aussi de travailler avec les gouvernements et d’autres parties intéressées à de nouvelles solutions en matière de politique publique visant à trouver les façons les plus efficaces de réduire les émissions mondiales de GES.

À la suite de la fusion avec Petro-Canada en 2009, les niveaux de production totaux de Suncor ont augmenté de façon considérable et ont eu un effet à la fois sur nos émissions absolues de GES et sur l’intensité de nos émissions par baril. Dans ces pages, nous effectuons un survol de la performance de Suncor en 2009 ainsi que de ses principaux défis et priorités pour les années à venir.

Notre performance

La production d’amont totale s’est chiffrée en moyenne à 456 000 barils équivalent pétrole par jour (bep) au cours de 2009, comparativement à 264 700 bep en 2008. Ce volume pour 2009 inclut seulement la production des actifs de Petro-Canada après la clôture de la fusion le 1er août, tandis que les volumes de GES ci-après représentent les émissions combinées des deux sociétés pour l’exercice complet. Le calcul de l’intensité inclut la production annuelle totale et les volumes d’équivalent dioxyde de carbone (équivalent CO2) des deux sociétés remplacées. Tous les chiffres indiqués concernent les installations et les propriétés exploitées seulement et représentent 100 % des émissions directes et indirectes à ces installations. (Les données ne sont pas réparties selon la participation directe et n’incluent pas les installations non exploitées.)

Les émissions de CO2 absolues pour l’ensemble de l’exercice 2009 ont totalisé 19,5 millions de tonnes, contre 11,5 millions de tonnes pour les actifs de l’ancienne société Suncor en 2008 — une augmentation ponctuelle de 70 %, principalement due à des niveaux de production totaux combinés beaucoup plus importants. Pour les actifs exploités par la société combinée, nous avons enregistré une hausse absolue de 11 %, les émissions étant passées de 17,5 millions de tonnes en 2008 (avant la fusion) à 19,5 millions de tonnes en 2009 (après la fusion). Il y a eu dans certains cas des diminutions absolues des GES, notamment de 1,2 % dans le secteur Gaz naturel (dues principalement à des volumes de production plus faibles) et de 8 % à Terra Nova (dues à une diminution du volume brûlé à la torche) pouvant être attribuées à une disponibilité plus élevée que prévu de la capacité d’injection de gaz, à une disponibilité améliorée des actifs et à une bonne gestion de la stratégie de brûlage à la torche.

En utilisant des protocoles GRI acceptés mondialement, l’intensité des émissions de GES totales déclarées par Suncor a subi une baisse ponctuelle importante d’une année sur l’autre de 13 %. Cette baisse est due en partie à la prise en compte dans la moyenne de la production en amont de gaz naturel et de pétrole extracôtier de l’ancienne société Petro-Canada qui a une intensité carbonique plus faible (du moins durant la phase de production) que l’exploitation minière des sables pétrolifères. Il y a cependant eu des diminutions indépendantes des intensités des émissions de GES en 2009 à nos installations de sables pétrolifères. Par exemple, l’intensité des émissions des activités d’exploitation minière de l’ancienne société Suncor en 2009 a été inférieure de 6 % au résultat obtenu en 2008, tandis que l’installation in situ Firebag de l’ancienne société Suncor a affiché une diminution de 2,4 %. L’installation in situ MacKay River de l’ancienne société Petro-Canada a aussi affiché une diminution de 8,6 % de l’intensité de ses émissions en 2009 pour des raisons similaires les baisses d’intensité étaient surtout attribuables à la fiabilité et à la productivité améliorées. (Si la production d’une installation est nettement inférieure à la capacité, cette installation continue d’utiliser des niveaux d’énergie importants sans produire autant de produit fini, ce qui accroît les taux d’émissions par baril.)Dans l’ensemble, l’unité commerciale In Situ (Firebag et MacKay River) a affiché une baisse de 4 % de l’intensité de ses émissions.

Suncor exploite quatre raffineries situées à Edmonton, en Alberta; à Montréal, au Québec; à Sarnia, en Ontario; et à Commerce City, au Colorado, ainsi qu’une usine de lubrifiants située à Mississauga, en Ontario. Le gain de performance le plus important a été réalisé par la raffinerie de Commerce City qui, bien que ses émissions absolues de GES aient augmenté, a réduit l’intensité de ses émissions de 4,6 %. Les raffineries d’Edmonton, de Sarnia et de Commerce City ont toutes fait l’objet récemment de travaux d’amélioration majeurs et cherchent maintenant à optimiser les opérations grâce à des initiatives de gestion de l’énergie et d’excellence opérationnelle.

Veuillez noter que la somme de la production aux installations de Suncor ne sera pas égale à la production nette déclarée pour la Société. Les transferts de produits à l’interne et entre les unités commerciales (le flux d’hydrocarbures qui traverse plus d’une installation de Suncor) sont retirés du total pour la Société afin de donner une production nette, et éviter le comptage double du flux d’hydrocarbures qui sera traité à l’interne. Les intensités des installations, sur une base individuelle, sont calculées en fonction de la production brute de l’installation; les intensités des unités commerciales sont calculées selon la production brute moins les transferts entre les unités; et l’intensité d’émissions de GES pour l’ensemble de la Société est calculée selon la production brute moins les transferts internes et entre les unités commerciales.

Intensité énergétiqueConsommation d'énergie

Préparer l’avenir

Suncor reprend une stratégie de croissance pour ses activités d’exploitation des sables pétrolifères. Cela veut dire que dans l’immédiat à tout le moins, les émissions absolues de GES iront en augmentant. Nous croyons que nous pouvons faire des progrès continus dans la réduction de l’intensité des émissions tout en travaillant à des solutions à long terme pour nous attaquer aux émissions absolues.

Bien que ces améliorations de l’intensité n’entraînent pas de réductions absolues, elles sont néanmoins bien concrètes car elles déplacent des émissions provenant de la production d’autres sources.

Sur le plan de l’intensité des émissions, il y a plusieurs raisons d’être optimistes.

  • il y a encore place à une amélioration importante de la fiabilité et de la productivité des installations de sables pétrolifères existantes, d’où la possibilité de réduire davantage la consommation d’énergie et les émissions de GES.
  • Suncor vise une amélioration de 10 % de l’efficacité énergétique à l’échelle de la Société d’ici 2015 grâce à un important nouveau système de gestion de l’énergie. Nous croyons pouvoir réaliser des économies d’énergie dans toutes nos activités, mais les gains potentiels les plus importants seront réalisés dans le secteur des Sables pétrolifères.

Suncor continue d’être guidée par le plan d’action en sept points sur le changement climatique que nous avons adopté initialement en 1997. Ce plan prévoit

  • que nous gérions nos propres émissions de GES,
  • que nous développions des sources d’énergie renouvelables,
  • que nous investissions dans la recherche environnementale et économique,
  • que nous utilisions les mécanismes de compensation nationaux et internationaux,
  • que nous collaborions à l’établissement des principes,
  • que nous éduquions les employés et le public et
  • que nous mesurions et communiquions nos progrès.

Suncor devrait dépenser un montant additionnel de 500 millions $ sur cinq ans pour le développement de l’énergie éolienne et des biocarburants. En 2009, Suncor a approuvé un projet d’agrandissement de 120 millions $ de son usine de production d’éthanol près de Sarnia, en Ontario, qui doublera sa capacité à 400 millions de litres par année. Nos projets reliés à l’énergie renouvelable compensent en partie les émissions de GES attribuables à nos activités, tout en créant de nouvelles possibilités d’affaires et en aidant le Canada à entreprendre la transition nécessaire vers un réseau énergétique plus vert.

Dans le même ordre d’idées, Suncor avance sur plusieurs fronts pour développer des technologies potentielles pour réduire le carbone, notamment le captage et le stockage du carbone (CSC). Nous poursuivons notre collaboration avec ICO2N et le Carbon Capture Project. Ces groupes, où sont représentés certaines des plus grandes sociétés d’énergie du monde ainsi que des gouvernements nationaux et étrangers, poursuivent la recherche et le développement visant à rendre le CSC plus abordable et effectuent des études pour orienter les principes et la réglementation futures qui permettront la mise en œuvre du CSC.

Suncor est aussi membre fondateur de deux nouveaux organismes qui offriront leur expertise — et des investissements de capitaux — pour aider à gérer le défi du changement climatique.

Carbon Management Canada (CMC) est un centre d’excellence national financé par les gouvernements fédéral et provinciaux et l’industrie. Dans le cadre de travaux menés dans plus de 20 universités à l’échelle du Canada, son principal mandat est d’explorer des techniques rentables et à faible intensité carbonique pour l’extraction des combustibles fossiles. L’Oil Sands Leadership Initiative (OSLI), composée de Suncor et de quatre autres sociétés de sables pétrolifères d’esprit progressiste, se penche sur de véritables solutions qui mènent à une performance environnementale améliorée, y compris des initiatives de réduction du carbone.

En tant que première société d’énergie du Canada et cinquième en Amérique du Nord, Suncor est de plus en plus active dans les débats politiques publics en matière d’énergie et d’environnement.

Nous croyons que l’accord de Copenhague sur le changement climatique de décembre 2009, bien qu’il ne soit pas juridiquement contraignant, pourrait encourager les pays à innover à l’intérieur de leurs propres frontières pour aider à réduire les émissions mondiales de GES, qu’il s’agisse de pousser le développement de l’énergie renouvelable, de développer l’énergie nucléaire, d’investir dans des technologies de réduction de l’empreinte carbonique des sources d’énergie traditionnelles ou d’une combinaison de ces stratégies.

En ce qui concerne la réglementation sur le changement climatique, Suncor continue de militer en faveur

  • de la clarté et de la certitude, car nos investisseurs souhaitant connaître les règles du jeu dès le départ,
  • de l’équité et de la compétitivité, car aucune industrie ou région ne devrait être injustement visée ou punie, et
  • de l’harmonisation entre les diverses zones de compétence afin d’éviter les chevauchements et les complications inutiles.

Suncor considère l’échange d’émissions et les autres mécanismes qui attribuent un prix au carbone comme des outils utiles. Cependant, nous croyons aussi que pour être efficace, le principe en matière de changement climatique doit encourager le développement et le déploiement de nouvelles technologies qui transformeront la façon dont nous produisons et utilisons l’énergie, ce que les politiques de plafonnement et d’échange à elles seules ne peuvent accomplir.

Suncor continue de surveiller les initiatives de la Californie et d’autres territoires de compétence visant l’établissement de normes de carburants à faible teneur en carbone. Nous croyons que ces initiatives pourraient ne pas avoir l’effet désiré d’une diminution globale des émissions de GES. En particulier, environ 75 % à 80 % des émissions du cycle de vie des carburants à base de pétrole se produisent lorsque le carburant est brûlé dans les véhicules, ce qui les lie fortement au rendement énergétique du moteur et au kilométrage parcouru, facteurs qu’une norme comme celle de la Californie ne peut influencer. Pour cette raison, Suncor a entamé des discussions avec des parties intéressées au sujet d’une proposition d’« infrastructure de transport à faible intensité carbonique » pour réglementer la réduction des émissions de GES rejetées à la fois durant la production et la consommation des produits énergétiques.

Finalement, de récentes études d’évaluation du cycle de vie du pétrole brut révèlent que « du puits à la roue », l’intensité carbonique du brut de sables pétrolifères n’est pas significativement différente de celle des bruts classiques, y compris ceux importés de l’étranger. Le fait de déplacer des émissions vers d’autres territoires ne créera pas d’avantage net pour l’atmosphère et pourrait amplifier les inquiétudes liées à la sécurité énergétique et les préoccupations sociales associées à la dépendance à l’égard des importations de l’étranger,ainsi que l’impact global du carbone lié au transport du brut entre la source et les consommateurs.

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