taking action to reduce impactsPrendre des mesures pour réduire l’impact environnemental
Suncor a reconnu le défi que posait le changement climatique il y a près de 20 ans et est devenue l’une des premières grandes sociétés énergétiques à adopter un plan d’action et à se pencher sur des technologies visant à réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre provenant de ses activités.
 
Changement climatique

exploitation minière des sables pétrolifères de SuncorSuncor a été l’une des premières grandes sociétés énergétiques à adopter un plan d’action sur le changement climatique afin de mieux gérer ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Nous continuons d’adapter et de peaufiner ce plan afin d’améliorer continuellement notre capacité à réduire l’intensité carbonique de nos activités.

Suncor communique volontairement ses progrès en matière de gestion des émissions de GES depuis 1995 — et des progrès ont été réalisés. Nous avons investi dans la technologie, amélioré l’efficacité énergétique et réduit l’intensité des émissions de GES à nos installations de sables pétrolifères de 50 % par rapport aux niveaux de 1990, même si la production quotidienne moyenne a triplé durant cette période. Mais nous savons qu’il est possible — et impératif — de faire beaucoup plus, car les volumes de production et le niveau correspondant d’émissions absolues continuent de croître.

« Bien que nous utilisions beaucoup moins d’énergie pour produire un baril de pétrole qu’il y a 20 ans, notre production a sensiblement augmenté », explique Stephen Kaufman, directeur divisionnaire, Gestion et solutions en matière de changement climatique. « En tant que principale société d’exploitation des sables pétrolifères, nous reconnaissons notre responsabilité à contribuer de façon concrète au défi du changement climatique. Mais, en même temps, l’industrie des sables pétrolifères aura un rôle de plus en plus important à jouer pour répondre à la demande croissante en énergie, à mesure que la capacité d’approvisionnement en pétrole brut classique diminue. En gardant constamment le cap sur la réduction des émissions en investissant dans de nouvelles technologies et en maximisant les gains de production par l’entremise de l’excellence opérationnelle, nous pourrons très certainement contribuer à l’atteinte de ces deux objectifs clés. »

Suncor croit que l’occasion la plus prometteuse et économique à court terme pour réduire les émissions de GES est de loin l’amélioration de la fiabilité et du rendement énergétique de l’ensemble de ses activités. Nous avons connu du succès dans ce domaine en 2010 et poursuivons la mise en œuvre de programmes d’excellence opérationnelle et de gestion de l’énergie visant la réalisation de notre objectif d’accroître notre efficacité énergétique de 10 % d’ici 2015 (par rapport à 2007)

L’investissement dans la gestion de l’énergie, en particulier, n’est pas un projet ou une série d’activités ponctuelles. Il s’agit plutôt de développer une approche plus exhaustive de notre propre consommation d’énergie à partir de la conception et de la construction jusqu’aux activités courantes pour nous assurer que nous sommes aussi efficaces que possible, compte tenu des contraintes physiques et économiques de nos installations.

Judith Athaide, Kolja Vainstein, Dianne Zimmerman et Kip Clancy font partie de l'équipe du développement durableSuncor continue d’investir dans des installations de cogénération à haute efficacité et des sources d’énergie renouvelable et de développer dans le cadre d’efforts collaboratifs de nouvelles technologies de réduction des émissions, dont le captage et le stockage du carbone. En tant que société énergétique responsable, nous continuons aussi de travailler avec les gouvernements et d’autres parties intéressées à de nouvelles solutions en matière de politique publique visant à trouver les façons les plus efficaces de réduire les émissions mondiales de GES.

Voici un survol de la performance de Suncor en 2010 ainsi que de ses principaux défis et priorités pour les années à venir.

Notre performance

Dans notre Rapport annuel 2010, la production d’amont totale s’est chiffrée en moyenne à 615 000 barils équivalent pétrole par jour (bep) au cours de 2010, comparativement à 456 000 bep en 2009. Le volume pour 2009 inclut seulement la production des actifs de l’ancienne société Petro-Canada après la clôture de la fusion avec Suncor le 1er août 2010, tandis que les volumes de GES ci-après représentent les émissions combinées des deux sociétés pour les exercices complets de 2009 et 2010. Le calcul de l’intensité inclut la production annuelle nette et les volumes d’équivalent dioxyde de carbone (équivalent CO2) des deux anciennes sociétés. Tous les chiffres indiqués concernent les installations et les propriétés exploitées seulement et représentent 100 % des émissions directes et indirectes à ces installations. Les données ne sont pas réparties selon la participation directe et n’incluent pas les installations non exploitées.

Les données sur la production contenues dans le Rapport annuel de Suncor ne concernent que les volumes d’amont seulement et incluent la production provenant des actifs non exploités. Ces données diffèrent des données sur la production utilisées dans le Rapport sur le développement durable de Suncor qui ne contient que les installations exploitées mais aussi les volumes d’aval. Le rapport sur le développement durable indique la production brute en fonction des installations, ce qui est une mesure de la capacité totale. Les rapports financiers ne s’intéressent qu’aux produits vendables.

Les émissions de CO2 absolues pour l’ensemble de l’exercice 2010 ont totalisé 19,2 millions de tonnes, contre 19,9 millions de tonnes en 2009. Il s’agit d’une baisse de 3 % ou de 626 000 tonnes attribuable principalement à la cession d’éléments d’actif dans le secteur Exploration et production, à une meilleure performance à plusieurs des installations du secteur Raffinage et commercialisation et à la réduction des volumes déclarés de gaz brûlé à la torche de 230 kilotonnes, notamment à nos installations de sables pétrolifères et à la raffinerie d’Edmonton.

En utilisant des protocoles GRI acceptés mondialement, l’intensité des émissions absolues de GES déclarées par Suncor est restée la même en 2009 et 2010. L’intensité des émissions aux installations d’exploitation minière de Suncor a augmenté de près de 4 % en 2010 comparativement à 2009, tandis que les installations in situ (projets Firebag et MacKay River combinés) ont affiché une hausse de 0,5 %. Les installations du secteur Raffinage et commercialisation ont connu une réduction de 6 % de l’intensité de leurs émissions et de 4 % de leurs émissions absolues. Par exemple, la raffinerie d’Edmonton a réussi à diminuer ses émissions absolues de GES et l’intensité de ses émissions de 10 % et de 15 % respectivement.

Pour leur part, les raffineries de Sarnia et de Montréal ainsi que l’usine des Lubrifiants à Mississauga ont toutes trois enregistré une baisse de leurs émissions absolues de GES et de l’intensité de leurs émissions. Les baisses d’intensité étaient surtout attribuables à l’accroissement de la fiabilité et de la productivité. Par exemple, si la production d’une installation est nettement inférieure à la capacité, cette installation continue d’utiliser des niveaux d’énergie importants sans produire autant de produit fini, ce qui accroît les taux d’émissions par baril. Les raffineries d’Edmonton, de Sarnia et de Commerce City ont toutes fait l’objet récemment de travaux d’amélioration majeurs et cherchent maintenant à optimiser les opérations grâce à des initiatives de gestion de l’énergie et d’excellence opérationnelle.

Les émissions de notre navire de production, de stockage et de déchargement de Terra Nova situé dans le bassin Jeanne-Mance, à Terre-Neuve-et-Labrador, ont augmenté de 35 kilotonnes par rapport à 2009, principalement en raison de la hausse des volumes de gaz brûlé à la torche et de l’utilisation accrue de combustible pour contrer l’épuisement des gisements. En dépit de la baisse de production de 14 %, les émissions d’équivalent CO2 n’ont augmenté que de 6 %. À l’usine à gaz de Hanlan Robb près d’Edson, en Alberta, les émissions provenant de la combustion ont chuté de près de 40 kilotonnes ou 22 %, grâce à l’optimisation du traitement aux amines et du cycle des procédés ainsi que de la mise hors service de pièces d’équipement excédentaires.

Veuillez noter que la somme de la production aux installations de Suncor ne sera pas égale à la production nette déclarée pour la Société. Les transferts de produits à l’interne et entre les unités commerciales (le flux d’hydrocarbures qui passe par plus d’une installation de Suncor) sont retirés du total pour la Société et les unités commerciales afin de donner une production nette, et éviter le comptage double du flux d’hydrocarbures qui sera traité à l’interne. Les intensités des installations, sur une base individuelle, sont calculées selon les totaux de la production brute de l’installation; les intensités des unités commerciales sont calculées selon la production brute moins les transferts entre les unités; et l’intensité des émissions de GES de la Société est calculée selon la production nette de l’ensemble de la Société, qui déduit également les transferts entre les unités.

Intensité énergétique
Consommation d'énergie

Tourné vers l’avenir : le défi de la croissance

En décembre 2010, Suncor a annoncé sa stratégie de croissance décennale visant à porter sa production à plus de un million de barils équivalent pétrole par jour d’ici 2020. De cette production planifiée, nous prévoyons qu’environ quatre des cinq barils de pétrole proviendront des sables pétrolifères.

La stratégie de croissance de Suncor passe par l’exploitation des sables pétrolifères. Cela veut dire que dans l’immédiat à tout le moins, les émissions absolues de GES iront en augmentant. Nous croyons que nous pouvons faire des progrès continus dans la réduction de l’intensité des émissions tout en travaillant à des solutions à long terme pour nous attaquer aux émissions absolues.

Sur le plan de l’intensité des émissions, il y a plusieurs raisons d’être optimistes.

  • Il y a encore place à une amélioration importante de la fiabilité et de la productivité des installations de sables pétrolifères existantes, d’où la possibilité de réduire davantage la consommation d’énergie et les émissions de GES.
  • Suncor vise une amélioration de 10 % de l’efficacité énergétique à l’échelle de la Société d’ici 2015 (par rapport à 2007), en partie grâce à un important nouveau système de gestion de l’énergie. Ce système est en place à notre raffinerie de Commerce City et les résultats sont encourageants. Il sera mis en œuvre à nos raffineries de Montréal et d’Edmonton en 2011 et à nos autres installations en 2012.
  • Nous croyons pouvoir réaliser des économies d’énergie dans toutes nos activités, mais les gains potentiels les plus importants seront réalisés dans le secteur Sables pétrolifères.

Suncor continue d’être guidée par le plan d’action en sept points sur le changement climatique que nous avons adopté initialement en 1997. En vertu de ce plan, nous devons :

  • gérer nos propres émissions de GES,
  • développer des sources d’énergie renouvelable,
  • investir dans la recherche environnementale et économique,
  • utiliser les mécanismes de compensation nationaux et internationaux,
  • collaborer à l’établissement des principes,
  • éduquer les employés et le public, et
  • mesurer et communiquer nos progrès.

Les investissements actuels et planifiés de Suncor dans les énergies renouvelables devraient totaliser quelque 750 millions $ en 2012. En 2011, Suncor a achevé des travaux d’agrandissement de 120 millions $ à son usine de production d’éthanol près de Sarnia, en Ontario,qui a doublé sa capacité à 400 millions de litres par année.

Nous participons actuellement à quatre parcs d’énergie éolienne et deux autres devraient être mis en service en 2011. Nos projets reliés à l’énergie renouvelable dans certains territoires compensent en partie les émissions de GES attribuables à nos activités, tout en créant de nouvelles possibilités d’affaires et en aidant le Canada à entreprendre la transition nécessaire vers un réseau énergétique plus vert.

Suncor n’est pas la seule entreprise à étendre ses activités. C’est toute l’industrie des sables pétrolifères qui jouit d’une croissance renouvelée. Ce dynamisme signifie que tous les joueurs de l’industrie doivent intensifier leurs efforts pour faire face aux effets cumulatifs du développement, y compris la hausse des émissions de gaz à effet de serre.

Suncor avance sur plusieurs fronts pour mettre au point des technologies de réduction du carbone, notamment le captage et le stockage du carbone (CSC). Nous poursuivons notre collaboration avec ICO2N et le Carbon Capture Project. Ces groupes, où sont représentés certaines des plus grandes sociétés d’énergie du monde ainsi que des gouvernements nationaux et étrangers, poursuivent la recherche et le développement visant à rendre le CSC plus abordable et effectuent des études pour orienter les principes et la réglementation futurs qui permettront la mise en œuvre du CSC.

À titre de membre du Carbon Capture Project, Suncor dirige un projet de recherche et de développement commun visant à rendre plus facile et plus économique le captage des émissions de CO2 à nos installations d’exploitation in situ. Des résultats concluants pourraient devancer le calendrier de la mise en œuvre commerciale du CSC dans l’ensemble du secteur des sables pétrolifères.

Suncor est aussi membre fondateur de deux nouveaux organismes qui offriront leur expertise — et du capital d’investissement — pour aider à gérer le défi du changement climatique.

Carbon Management Canada (CMC) est un centre d’excellence national financé par les gouvernements fédéral et provinciaux et l’industrie. Dans le cadre de travaux menés dans plus de 20 universités canadiennes, son principal mandat est d’explorer des techniques rentables et à faible intensité carbonique pour l’extraction des combustibles fossiles.

L’Oil Sands Leadership Initiative (OSLI), composée de Suncor et de quatre autres sociétés de mise en valeur des sables pétrolifères, se penche sur de véritables solutions qui mènent à une performance environnementale améliorée, y compris des initiatives de réduction du carbone. Le groupe de travail sur la technologie d’OSLI examine plusieurs pistes d’amélioration de la technologie de récupération in situ qui permettraient aux entreprises membres d’améliorer l’efficacité énergétique de leurs méthodes de récupération du pétrole. Ces améliorations aideraient les entreprises à mieux gérer les émissions de GES supplémentaires associées à la croissance de leur industrie.

Visitez les sites Web suivants pour plus de précisions :

Participer au débat sur la politique publique

En tant que première société énergétique du Canada et cinquième en Amérique du Nord, Suncor est de plus en plus active dans le débat sur la politique publique en matière d’énergie et d’environnement. Voici certaines de nos pensées.

Suncor continue d’être un fervent défenseur d’une stratégie nationale en matière d’énergie durable pour le Canada. En tant que nation, il nous faut évaluer nos besoins probables en énergie pour les 10, 20 et même 50 prochaines années, déterminer le panier de sources d’énergie prouvées et potentielles qui pourraient répondre à ces besoins et élaborer une feuille de route prévoyant comment nous développerons ces sources d’énergie d’une manière responsable et opportune.

Les cibles et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre feraient partie intégrante de cette stratégie nationale qui se pencherait tant sur la production que sur l’utilisation de l’énergie (par exemple, plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre provenant d’un baril de pétrole ne sont pas rejetées durant la production, mais plutôt du tuyau d’échappement des véhicules de transport). Des véhicules plus écoénergétiques, des normes plus élevées en matière de construction d’immeubles et une utilisation accrue du transport en commun pourraient constituer des éléments clés de cette stratégie. De cette façon, une stratégie énergétique saine deviendrait en quelque sorte notre stratégie sur les changements climatiques.

En ce qui concerne la réglementation sur le changement climatique, Suncor continue de militer en faveur :

  • de la clarté, de la certitude et de l’équité, car nos investisseurs souhaitent connaître les règles du jeu dès le départ,
  • de l’équité (sur les plans national et international), car aucune industrie ou région ne devrait être injustement visée ou punie, et
  • de l’harmonisation entre les divers pays et territoires afin d’éviter les chevauchements et les complications inutiles.

Suncor considère l’échange d’émissions et les autres mécanismes déterminant le prix du carbone comme des outils utiles. Cependant, nous croyons aussi que pour être efficace, la politique sur les changements climatiques doit encourager le développement et le déploiement de nouvelles technologies qui transformeront la façon dont nous produisons et utilisons l’énergie, ce que les politiques de quotas, d’échange et de prix pour le carbone à elles seules ne peuvent accomplir. Il doit également y avoir une volonté d’injecter des fonds privés et publics dans des initiatives innovatrices.

Suncor continue de surveiller les initiatives de la Californie, d’Europe et d’ailleurs visant l’établissement de normes de carburants à faible teneur en carbone. Nous croyons que ces initiatives pourraient ne pas avoir l’effet désiré d’une diminution globale des émissions de GES. En particulier, environ 70 % à 80 % des émissions du cycle de vie des carburants à base de pétrole se produisent lorsque le carburant est brûlé dans les véhicules, ce qui les lie fortement au rendement énergétique du moteur et au kilométrage parcouru, facteurs qu’une norme comme celle de la Californie ne peut influencer. Pour cette raison, Suncor est en faveur d’une « infrastructure de transport à faible intensité carbonique » pour réglementer la réduction des émissions de GES rejetées à la fois durant la production et la consommation des produits énergétiques et d’une norme « intelligente » sur les carburants renouvelables qui accélérerait le développement de biocarburants de pointe. Visitez le site Web de la California Energy Commission pour en apprendre davantage.

Finalement, de récentes études d’évaluation du cycle de vie du pétrole brut révèlent que « du puits à la roue », l’intensité carbonique du brut tiré des sables pétrolifères n’est pas si différente de celle d’autres sources d’approvisionnement en pétrole sur lesquelles nous comptons pour répondre à la demande mondiale en énergie. Parmi celles-ci, mentionnons le pétrole brut lourd provenant de la Californie et plusieurs bruts importés. Le fait de déplacer des émissions vers d’autres territoires en limitant la production tirée des sables pétrolifères et l’importation d’une plus grande quantité de pétrole brut ne créera pas d’avantage net pour l’atmosphère et pourrait amplifier les inquiétudes liées à la sécurité énergétique et les préoccupations sociales associées à la dépendance à l’égard des importations de l’étranger.

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