Remise en état

Wapisiw LookoutDepuis que Suncor a commencé à exploiter les sables pétrolifères du Canada en 1967, ses activités ont perturbé environ 19 737 hectares de terrain. À la fin de 2010, l’entreprise avait remis en état* environ 1 294 hectares, soit à peu près 7 % à ce jour de la superficie totale touchée.

La remise en état commence dès que le terrain perturbé n’est plus activement exploité. La mise en œuvre de la nouvelle approche de Suncor appelée TROMC devrait nous permettre d’accélérer considérablement nos opérations de remise en état. Nous visons une augmentation de 100 % de la surface de terrain remise en état d’ici 2015 (par rapport à 2007).

Innovations récentes

Les techniques de remise en état évoluent et s’améliorent constamment. En 2010, Suncor a poursuivi ses progrès en matière de rapidité et de qualité de remise en état des terrains perturbés.

Exploiter un filon de sables pétrolifères nécessite de creuser à une profondeur d’environ 50 mètres sous la surface. On stocke le sol retiré, que l’on appelle terrain de recouvrement, dans des zones de stockage des déblais, situées en général à proximité du lieu d’exploitation. Une fois le terrain de recouvrement retiré et le minerai extrait, il se forme une cuvette. Ces cuvettes sont souvent remplies avec les résidus liquides du procédé d’extraction.

Il pouvait auparavant s’écouler plusieurs années entre le retrait du terrain de recouvrement et le début de la remise en état. Suncor s’efforce maintenant de réhabiliter les terrains perturbés à mesure de leur création. La décharge de la mine 5, une zone de stockage de terrain de recouvrement de la mine Millennium de Suncor, illustre bien le concept de remise en état progressive.

Dès sa création en 2008, Suncor a enterpris un processus de remise en état des 160 hectares de décharge de la mine 5. Les progrès réalisés ont permis de placer la terre végétale sur le terrain de recouvrement et de l’ensemencer de la culture habituelle d’orge pour sa protection dès le printemps 2009. Après fertilisation, la plantation des arbres a débuté quelques mois plus tard.

La nouvelle approche TROMC de Suncor, dont la mise en œuvre à l’échelle commerciale a commencé en 2010, contribuera énormément à nos opérations de remise en état progressive. Les huit bassins de résidus actifs de Suncor représentent 15 % de tous les terrains perturbés par Suncor dans le cadre de ses activités minières des sables pétrolifères. L’accélération de la transformation des bassins de résidus remplis de résidus liquides en sols fermes pouvant être remis en état est essentielle à la résolution de notre problématique générale de remise en état.

Nous nous attendons à ce que les technologies de séchage des résidus miniers développées par Suncor nous permettent de réduire de façon considérable nos stocks existants de résidus et de libérer ainsi de nouveaux terrains pour la remise en état. Nous prévoyons que la nouvelle approche TROMC permettra en outre de réduire, voire même d’éliminer, la nécessité d’aménager de futurs bassins de résidus, ce qui supprime un autre obstacle clé nuisant à nos efforts de remise en état progressive.

À l’orée d’une nouvelle ère de remise en état des mines, Suncor a atteint un jalon important pour toute l’industrie. En septembre 2010, Suncor est devenue la première société de sables pétrolifères à avoir un bassin de résidus sur lequel il est possible de circuler (c’est-à-dire qu’il peut supporter le poids des véhicules). La remise en état progressive est en cours et le plan vise à transformer le bassin 1 de 220 hectares de la Société, renommé Wapisiw Lookout, en un couvert forestier varié ainsi qu’en une petite terre humide pouvant accueillir diverses espèces botaniques et fauniques.

Même si ce jalon de 2010 n’amènera pas une certification officielle de la part du gouvernement de l’Alberta, Suncor travaille à l’obtention d’une reconnaissance de remise en état progressive.

Suncor continue à innover. Au bassin 5, le prochain bassin de résidus à être remis en état, nous planifions d’utiliser une méthode éprouvée, appelée « couverture de coke », pour créer une surface praticable. Lorsque le bassin est gelé, on étend sur la glace une couche de géotextile solide qu’on recouvre ensuite de coke de pétrole, un sous-produit de bitume valorisé. Le coke flotte sur les résidus fins mais il est suffisamment solide pour supporter les camions hors-route.

Voir une vidéo dans laquelle les employés parlent de la remise en état du bassin 1. 

Le problème de certification

D’aucuns se sont demandés pourquoi seulement une infime partie des terrains mentionnés par l’industrie des sables pétrolifères comme étant « remis en état » avait été certifiée en tant que telle par les organismes de réglementation du gouvernement. Cela est dû en partie au fait que selon les règlements actuels, les entreprises ne peuvent demander un certificat de remise en état que lorsque les terrains en question sont des écosystèmes à part entière, ce qui peut prendre de nombreuses années. Par exemple, même lorsque la remise en état de la surface du bassin 1 de Suncor (maintenant appelé Wapisiw Lookout) a été terminée en 2010, et que plus de 600 000 arbres ont été plantés, il faudra au moins 15 ans de plus pour qu’ils soient « établis », ce qui est la norme requise pour la certification.

Wapisiw LookoutCela explique pourquoi certains observateurs de l’industrie sont capables d’affirmer que, à ce jour, seulement 0,2 % des terrains perturbés par la mise en valeur des sables pétrolifères remis en état ont été certifiés par le gouvernement de l’Alberta. Bien que techniquement exact, l’énoncé n'est pas complet. Ce serait une toute autre histoire si les exploitants recevaient une certaine reconnaissance pour la réalisation d’étapes intermédiaires dans le cadre de remises en état. Selon l’Association canadienne des producteurs pétroliers, environ 11 % des terrains perturbés par l’exploitation minière des sables pétrolifères depuis le début des activités dans les années 60 ont été remis en état par l’industrie.

Il est également important de noter que l’exploitation des sables pétrolifères est une industrie relativement jeune. Par conséquent, il n’est pas étonnant que seule une faible partie de toute la région de production ait été remise en état jusqu’à maintenant. À mesure que l’exploitation minière progressera, il est vraisemblable que la remise en état s’accélérera.

L’industrie hésite en outre à demander une certification dans le cadre actuel de la réglementation même lorsque la remise en état a franchi toutes les étapes, et ce, pour d’autres raisons. La Couronne récupère la propriété des terrains remis en état qui s’ouvrent alors au public. Comme la majorité des terrains remis en état sont adjacents à des zones d’exploitation en cours ou carrément à l’intérieur de celles-ci, en autoriser l’accès comporte des risques pour la sécurité publique.

La perturbation des terrains et les technologies in situ

Avec la croissance de l’industrie des sables pétrolifères, on s’attend à ce que le pourcentage de terrains perturbés diminue. Cela s’explique par l’utilisation accrue de la technologie in situ pour l’extraction du pétrole qui vise à récupérer le bitume enfoui trop profondément pour être extrait avec des techniques d’exploitation minière. Les opérations in situ ne perturbent que 15 % des terrains requis par une exploitation minière traditionnelle et ne produisent pas de bassins de résidus.

Il est vrai que les terres entourant les installations in situ sont défigurées par un réseau de routes, de lignes sismiques, de couloirs d’alimentation et de pipelines, mais il est possible d’atténuer un grand nombre de ces impacts par des innovations techniques et une meilleure gestion du terrain. Suncor a participé à la réalisation d’un équipement innovateur pour la construction de lignes sismiques à faible impact permettant de réduire considérablement les surfaces de terrain perturbées par le gaz naturel, le développement in situ et les pipelines. Nous avons également conclu des accords sur le partage des meilleures pratiques et des infrastructures avec nos pairs de l’industrie et la compensation de l’incidence du développement sur l’habitat de la forêt boréale par des mesures de conservation.

Autres défis liés à la perturbation des terrains

Suncor pratique déjà couramment la restauration à ses établissements de ventes au détail du secteur aval, exploités sous les noms Petro-Canada, et Phillips66. La restauration est effectuée conjointement aux mises à niveau des établissements et des réservoirs des installations existantes, ainsi qu’aux établissements désignés pour la fermeture.

La restauration active est également pratiquée aux installations pétrolières et gazières classiques de Suncor touchées par des activités antérieures. Les étapes de restauration sont suivies d’une phase de remise en état du terrain, ce qui comprend le rétablissement de la couverture végétale. Les certificats de remise en état sont émis pour les sites qui ont été rétablis à des conditions équivalentes à celles d’avant les perturbations.

* Les terrains remis en état n’ont pas été accrédités comme tels par les organismes gouvernementaux de réglementation. Pour plus de détails sur la signification de remise en état, voir la mise en garde.

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