Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2013 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2013 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2013 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2013 de Suncor

Prélèvement d’eau à faible débit

Les exploitants des sables pétrolifères veulent utiliser le moins d'eau possible. Plus nous prélevons d'eau, plus nous devrons en traiter et en stocker dans les bassins de résidus. En même temps, nous mettons en œuvre de nouvelles technologies pour réduire ou éliminer ces bassins de résidus. Utiliser moins d'eau n'est pas simplement bon pour l'environnement, c'est bon aussi pour les affaires.

Suncor a l'intention de continuer à améliorer ses méthodes de gestion de l'eau. Grâce à une amélioration de la réutilisation et du recyclage de l'eau dans ses activités, Suncor a réduit son prélèvement d'eau brut dans la rivière Athabasca d'environ 52 % depuis 2004, alors que nous tirions 56 millions de mètres cubes d'eau douce. Notre prélèvement d'eau total est maintenant inférieur à celui de 1998, bien que notre production ait plus que triplé depuis. Suncor s'est également engagée à réduire sa consommation d'eau douce de 12 % d'ici 2015 (par rapport à 2007).

En apprendre davantage sur nos stratégies de suivi de l'utilisation de l'eau

Nombre de nos parties intéressées sont préoccupées par la quantité d'eau que les sociétés de sables pétrolifères sont autorisées à prélever dans le cours inférieur de la rivière Athabasca, particulièrement au moment où l'industrie est encore dans une courbe de croissance importante. L'industrie, les Premières nations, les groupes environnementaux et les organismes gouvernementaux discutent de la question depuis longtemps. Sous la direction de la Cumulative Environmental Management Association (CEMA), ces discussions ont mené à l'établissement de deux cadres de gestion de l'eau successifs pour le cours inférieur de la rivière Athabasca.

Suncor continuera de collaborer avec la CEMA, les gouvernements, les organisations environnementales, les groupes autochtones et d'autres parties intéressées afin de mieux comprendre le réseau fluvial de l'Athabasca lorsque son débit est faible, et de protéger davantage l'intégrité de cet important bassin-versant.

Études de la Cumulative Environmental Management Association

En 2007, les gouvernements de l'Alberta et du Canada ont adopté la phase 1 de l'Athabasca River Water Management Framework, qui établit de nouvelles restrictions sur le volume d'eau que l'industrie des sables pétrolifères dans son ensemble peut prélever de la rivière selon les divers états de son débit, particulièrement durant les périodes hivernales de « faible débit ».

Le cadre de travail de gestion de l'eau de phase II de la CEMA, terminé en 2010, tentait d'intégrer un débit de base de l'écosystème (DBE), qui définit le débit sous lequel les retraits d'eau devraient cesser s'il y a un risque significatif de nuire à la biodiversité de la rivière. Le niveau du DBE faisait toutefois l'objet d'un désaccord, en d'autres mots, quel devrait être le niveau de base?

L'Athabasca fait déjà l'objet de l'un des niveaux de retraits autorisés les plus bas — seulement 4,3 % — parmi toutes les grandes rivières en Alberta, par rapport à 28 % pour la rivière Saskatchewan Nord, et plus de 66 % pour les rivières Oldman et Bow.

CEMA et d'autres ont investi des millions de dollars dans l'étude de la rivière Athabasca afin d'essayer de prévoir ce qui se produirait à bas débit. Cette étude comportait :

  • la modélisation de bas débits
  • la consultation des Autochtones de la région pour profiter de leur savoir traditionnel
  • la participation d'experts de calibre mondial
  • un vaste programme d'échantillonnage et de surveillance

Nous savons que les prélèvements d'eau ont lieu depuis la fin des années 1960 sans incidence apparente. Mais nous ne savons pas si la poursuite des prélèvements changera la situation.

Le cadre de travail de phase II, encore à l'étude par le gouvernement de l'Alberta et le ministère des Pêches et des Océans, recommande que le débit de base de l'écosystème de la rivière soit fixé à 87 mètres cubes par seconde — un débit si bas que ce n'est jamais arrivé depuis le début du programme de surveillance de la rivière. À un tel débit, la plupart des exploitants de sables pétrolifères actuels et futurs arrêteraient tout prélèvement dans la rivière et se fieraient uniquement à l'eau entreposée. Les exceptions sont Suncor et Syncrude, qui en raison de la conception de leurs usines ne sont pas en mesure de cesser complètement les prélèvements. Toutefois, les deux entreprises ont accepté de réduire leur taux de prélèvement de 50 % au débit de base prescrit.

Le motif de l'exemption des deux plus anciens exploitants de sables pétrolifères au Canada est que leurs licences ont été accordées dans les années 1970 et sont liées à la façon dont leurs usines étaient conçues, sans installation de stockage des eaux sur place. Les activités minières de Suncor et Syncrude, telles que menées présentement, sont impossibles sans apport d'eau douce, particulièrement en hiver. Les installations de stockage des eaux sur place sont intégrées dans les nouvelles licences d'exploitations de sables pétrolifères, ainsi que dans celles planifiées.

L'opinion générale du comité du cadre de travail de phase II (partagée par Suncor) était que, à un débit extrêmement faible, tout prélèvement d'eau devrait cesser. Nous considérons cependant qu'une surveillance et des études supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer le débit exact. Entre-temps, Suncor et Syncrude ont accepté de réduire volontairement leurs prélèvements jusqu'à la moitié de leur quota pendant les périodes de débit peu élevé.

Installations de stockage des eaux et perturbation des terres

Si Suncor devait construire des installations de stockage des eaux, cela entraînerait une perturbation considérable des terres au-delà de notre empreinte minière actuelle. Nous croyons que cela aurait un impact négatif net sur l'environnement, particulièrement en raison de la rareté des faibles débits de base estimés dans le cadre de travail de phase II.

Suncor s'est engagée à éviter autant que possible de perturber les terres et à remettre en état les terrains perturbés aussi rapidement que possible. À la fin de 2012, nous avions dépensé plus de un milliard de dollars pour commencer la mise en œuvre de nouvelles technologies de valorisation des résidus qui devraient accélérer considérablement la remise en état des sols dégradés et éliminer le besoin de futurs bassins de résidus.

Pour en apprendre davantage sur nos efforts de remise en état