Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2014 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2014 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2014 de Suncor

Conditions de prélèvement d’eau à faible débit - Rapport sur le développement durable 2014 de Suncor

Prélèvement d’eau à faible débit

Sur cette page :

Les exploitants des sables pétrolifères veulent utiliser le moins d'eau possible. Plus nous prélevons d'eau, plus nous devrons en traiter et en stocker dans les bassins de résidus. En même temps, nous mettons en œuvre de nouvelles technologies pour réduire ou éliminer les bassins de résidus. Utiliser moins d'eau n'est pas simplement bon pour l'environnement, c'est bon aussi pour les affaires.

Réduire nos prélèvements d’eau

Nous avons l'intention de continuer à améliorer nos méthodes de gestion de l'eau. Grâce à une amélioration de la réutilisation et du recyclage de l'eau dans nos activités, nous avons réduit notre prélèvement brut d'eau dans la rivière Athabasca d'environ 45 % depuis 2007, alors que nous tirions 43,7 millions de mètres cubes d'eau douce. Notre prélèvement total d'eau est maintenant inférieur à celui de 1998, bien que notre production ait plus que triplé depuis.

Nous nous sommes également engagés à réduire notre consommation d'eau douce à l’échelle de la Société de 12 % d'ici 2015 (par rapport à 2007).

En apprendre davantage sur nos stratégies de gestion de l'eau

Répondre aux préoccupations des parties intéressées

Nombre de nos parties intéressées sont préoccupées par la quantité d'eau que les exploitants de sables pétrolifères sont autorisés à prélever dans le cours inférieur de la rivière Athabasca, particulièrement au moment où l'industrie est encore dans une courbe de croissance importante. L'industrie, les Premières nations, les groupes environnementaux et les organismes gouvernementaux discutent de la question depuis longtemps. Pour répondre à ces préoccupations, le ministère de l’Environnement et du Développement des ressources durables de l’Alberta a annoncé la mise sur pied du cadre de travail sur la quantité d’eau de surface (Surface Water Quantity Framework) du Lower Athabasca Regional Plan (LARP).

Nous collaborons avec les gouvernements, les organisations environnementales, les groupes autochtones et d'autres parties intéressées afin de mieux comprendre le réseau fluvial de l'Athabasca lorsque son débit est faible, et de protéger davantage l'intégrité de cet important bassin-versant.

Cadres de travail sur la gestion de l’eau

En 2007, les gouvernements de l'Alberta et du Canada ont adopté la phase 1 de l'Athabasca River Water Management Framework, qui établit de nouvelles restrictions sur le volume d'eau que l'industrie des sables pétrolifères dans son ensemble peut prélever de la rivière selon les divers états de son débit, particulièrement durant les périodes hivernales de « faible débit ».

Le cadre de travail sur la quantité d’eau de surface du LARP annoncé par le ministère de l’Environnement et du Développement des ressources durables en novembre 2013 (et qui devrait entrer en vigueur à la fin de 2014 ou en 2015) comprend le débit de base de l'écosystème (DBE), qui définit le débit sous lequel la plupart des retraits d'eau devraient cesser s'il y a un risque significatif de nuire à la biodiversité de la rivière.

La rivière Athabasca fait déjà l'objet de l'un des niveaux de prélèvements autorisés les plus bas — seulement 4,3 % — parmi toutes les grandes rivières en Alberta, par rapport à 28 % pour la rivière Saskatchewan Nord, et plus de 66 % pour les rivières Oldman et Bow.

Étudier la rivière Athabasca

Des millions de dollars ont été investis dans l'étude de la rivière Athabasca afin d'essayer de prévoir ce qui se produirait à bas débit. Cette étude comportait :

  • la modélisation de faibles débits
  • la consultation des Autochtones de la région pour profiter de leur savoir traditionnel
  • la participation d'experts de calibre mondial
  • un vaste programme d'échantillonnage et de surveillance

Les prélèvements d'eau ont lieu depuis la fin des années 1960 sans incidence apparente. Mais nous ne savons pas si la poursuite des prélèvements changera la situation.

Faible débit de base recommandé

Le cadre de travail sur la quantité d’eau de surface du LARP recommande que le débit de base de l'écosystème de la rivière soit fixé à 87 mètres cubes par seconde — un débit si faible que ce n'est jamais arrivé depuis le début du programme de surveillance de la rivière. À un tel débit, la plupart des exploitants de sables pétrolifères actuels et futurs arrêteraient tout prélèvement dans la rivière et se fieraient uniquement à l'eau entreposée. Syncrude et nous sommes les exceptions en raison de la conception de nos usines qui ne sont pas en mesure d’entreposer l’eau nécessaire pour cesser les prélèvements. Toutefois, nous avons tous deux accepté de réduire notre taux de prélèvement de 50 % au débit de base prescrit.

Le motif de l'exemption des deux plus anciens exploitants de sables pétrolifères au Canada est que nos licences ont été accordées dans les années 1960 et 1970 en fonction de la façon dont nos usines ont été conçues, sans installation de stockage des eaux sur place. Nos activités minières et celles de Syncrude, telles que menées présentement, sont impossibles sans apport d'eau douce, particulièrement en hiver. Les installations de stockage des eaux sur place sont intégrées dans les nouvelles licences d'exploitations de sables pétrolifères, ainsi que dans celles planifiées.

L'opinion générale (que nous partageons) est que, à un débit extrêmement faible, tout prélèvement d'eau devrait cesser. Nous considérons cependant qu'une surveillance et des études supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer le débit exact. Entre-temps, nous et Syncrude avons accepté de réduire volontairement nos prélèvements jusqu'à la moitié de notre quota pendant les périodes de débit peu élevé.

Stockage des eaux et perturbation des terres

Si nous devions construire des installations de stockage des eaux maintenant, cela entraînerait une perturbation considérable des terres au-delà de notre empreinte minière actuelle. Nous croyons que cela aurait un impact négatif sur l'environnement, particulièrement en raison de la rareté des faibles débits de base estimés dans le cadre de travail sur la quantité d’eau de surface du LARP.

Nous nous sommes engagés à éviter autant que possible de perturber les terres et à remettre en état les terrains perturbés aussi rapidement que possible. À la fin de 2013, nous avions dépensé plus de 1,3 milliard de dollars pour mettre en œuvre les technologies de valorisation des résidus qui devraient accélérer la remise en état des sols dégradés.

Pour en apprendre davantage sur nos efforts de remise en état