En apprendre davantage sur la comptabilisation annuelle des émissions de GES de Suncor

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Suncor investit dans de nouvelles technologies environnementales et poursuit sa démarche pour être un chef de file du développement énergétique durable.

Performance en matière de GES en 2016

Sur cette page :


Notre Rapport sur le développement durable fournit un compte rendu annuel de nos émissions de gaz à effet de serre (GES), à la fois de manière absolue et au chapitre de l'intensité. Ce dernier paramètre est calculé en fonction de la production annuelle totale et des volumes d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) émis par les installations exploitées par Suncor.

Production

Les données sur la production contenues dans notre Rapport annuel 2016 ne concernent que les volumes d'amont et incluent notre quote-part nette de la production issue des actifs non exploités ainsi que des actifs exploités. Cette méthode de calcul diffère de celle utilisée dans notre Rapport sur le développement durable pour calculer l’intensité, qui inclut la totalité des volumes de production d'amont des installations exploitées par Suncor seulement et également les volumes d'aval de produits raffinés commercialisables provenant des raffineries et de l’usine de lubrifiants exploitées par Suncor (appartenant auparavant à Suncor et vendue au début de 2017). Pour les besoins de notre Rapport sur le développement durable, la production nette de l’entreprise en 2016 s'est chiffrée à environ 45 millions de mètres cubes (m3) contre 48,2 millions de m3 en 2015. La diminution de la production en 2016 reflète l'incidence des feux de forêt à Fort McMurray, durant lesquels nos activités dans la municipalité régionale de Wood Buffalo ont été interrompues au deuxième trimestre afin d'assurer que la sécurité opérationnelle et personnelle demeure une priorité absolue.

Veuillez noter que la somme des volumes de production aux installations sur une base individuelle ne sera pas égale à la production nette déclarée de l’entreprise. Les transferts de produits à l'interne et entre les unités commerciales (les flux d'hydrocarbures qui traversent plus d'une installation) sont soustraits du total pour l’entreprise et les unités commerciales afin de donner une production nette et éviter la double comptabilisation des flux d'hydrocarbures traités à l'interne.

  • L’intensité des installations, sur une base individuelle, est calculée en fonction de la production nette de l'installation et n’inclut pas les combustibles produits à l’interne et les volumes consommés.
  • L’intensité des unités commerciales est calculée en utilisant la production nette de l’unité commerciale. La production nette des unités commerciales se fonde sur la production nette des installations individuelles dans ces mêmes unités commerciales moins les transferts de produits intermédiaires au sein de l'unité.
  • L'intensité des émissions de GES pour l'ensemble de la Société est calculée en fonction de la somme de la production nette des unités commerciales moins les transferts de produits entre les unités commerciales.

Comme nous l'avons indiqué dans notre Rapport annuel 2016, la production totale en amont s'est chiffrée en moyenne à 622 800 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) en 2016, contre 577 800 bep/j en 2015. La production du secteur Sables pétrolifères (à l'exclusion de Syncrude) a atteint 374 800 barils/jour (b/j) en moyenne en 2016, par rapport à 433 600 b/j en 2015.

Lire le Rapport annuel 2016 

Les activités de notre secteur Sables pétrolifères ont été passablement touchées par les feux de forêt dans la région de Fort McMurray, où la production a été interrompue au deuxième trimestre, ce qui a entraîné une diminution d'environ 18,8 % de la production annuelle. En outre, l'arrêt planifié de l'usine de valorisation 2 a été prolongé de plus d'un mois en raison des feux de forêt.

Malgré les incidences des feux à ces deux installations, les installations in situ ont démontré une solide fiabilité en 2016, ayant maintenu de faibles ratios vapeur-pétrole et établi des records de production au premier et au quatrième trimestres, avec des volumes de 235 800 b/j et de 238 400 b/j, respectivement.

Émissions absolues et intensité des émissions de GES de Suncor

Les émissions absolues de GES ont atteint 18,7 millions de tonnes en 2016, contre 20,5 millions de tonnes en 2015. Cela est dû principalement à la production réduite en raison des feux de forêt et à l'arrêt prolongé de l'usine de valorisation 2. En utilisant les protocoles de la Global Reporting Initiative (GRI) acceptés mondialement, l'intensité de nos émissions de GES pour l’ensemble de la Société en 2016 est demeurée relativement stable à 0,42 tonne d'éq. CO2 par m3 de production.

L'intensité en amont est demeurée la même en 2016 qu'en 2015, en dépit de l'incidence des feux de forêt à Fort McMurray. L'intensité en aval est aussi demeurée relativement stable, telle qu'elle a été observée aux raffineries (Sarnia, Montréal et Commerce City) et à l'usine de lubrifiants de Mississauga.

En apprendre davantage sur les coefficients d’émissions qui ont servi à évaluer notre performance en matière de GES en 2016

Veuillez prendre note que tous les chiffres indiqués ne concernent que les grandes installations et propriétés exploitées et représentent la totalité des émissions directes et indirectes à ces installations. Les données ne sont pas ventilées par participation directe et ne comprennent pas les installations non exploitées.

À l’échelle de Suncor - émissions absolues de gaz à effet de serre, À l’échelle de Suncor – intensité des émissions de gaz à effet de serre

Consommation d'énergie et intensité énergétique de Suncor

Les émissions de GES sont étroitement liées à la consommation d’énergie dont environ 90 % des émissions de GES directes et près de la totalité des émissions de type 2 sont reliées à la consommation d’énergie pour les activités.

Suncor s'est engagée envers la gestion de l'énergie et l'amélioration continue des réductions des émissions de GES chaque jour dans le cadre de l'excellence opérationnelle. En 2015, nous sommes passés à un point de pourcentage près d'atteindre notre objectif de performance environnementale relativement à l’efficacité énergétique que nous avions établi sept ans auparavant afin d’améliorer de 10 % notre efficacité énergétique d’ici la fin de 2015.

Nos graphiques sur la consommation d’énergie et l’intensité énergétique montrent des tendances similaires sur douze mois aux graphiques des émissions de GES et de l’intensité des émissions de GES ci-dessus. En 2016, l'intensité énergétique du secteur Sables pétrolifères a été légèrement plus faible qu'en 2015 en raison d'une plus faible consommation d'énergie et de la production réduite attribuable aux feux à Fort McMurray. L'intensité énergétique du secteur Énergie renouvelable a été légèrement plus élevée qu'en 2015, surtout en raison d'une baisse de la production éolienne au sein de notre portefeuille. L'intensité énergétique du secteur Énergie renouvelable est basée sur l'intrant énergétique pour la production d'éthanol et la production d'énergie éolienne est déduite de cet intrant énergétique total.

Veuillez prendre note que tous les chiffres inclus ne concernent que les installations et propriétés exploitées. Ils représentent la totalité de la consommation d’énergie directe et indirecte à ces installations. Les données ne sont pas ventilées par participation directe et ne comprennent pas les installations non exploitées.

Suncor – coefficients d’émissions de gaz à effet de serre -intensité énergétique

Points saillants de la performance

Les points saillants et explications qui suivent décrivent les écarts d'émissions les plus marqués à certaines de nos installations. Aucun commentaire n'est fourni dans le cas d’émissions relativement inchangées ou stables.

Les totaux et écarts des émissions pour toutes nos installations exploitées sont disponibles à la section Données sur la performance du présent rapport.

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Sables pétrolifères

Les émissions absolues provenant de nos activités d'exploitation minière, d'extraction et de valorisation ont diminué de 17,8 % en 2016 comparativement à 2015 (7,1 millions de tonnes d'éq. CO2 en 2016 contre 8,7 millions de tonnes d'éq. CO2 en 2015). L'intensité des émissions a augmenté de 1,2 % durant la même période. Cela est principalement attribuable à la production réduite en raison des feux de forêt et à l'arrêt prolongé de l'usine de valorisation 2.

Émissions absolues et intensité des émissions de GES des Sables pétrolifères

Fort Hills

Le projet minier Fort Hills, sanctionné en 2013, devrait avoir une capacité nominale de 194 000 b/j de bitume. Nous prévoyons que cela ajoutera plus de 2,4 millions de tonnes d’éq. CO2 au profil d’émissions de GES de nos actifs exploités une fois la capacité nominale totale atteinte après le démarrage en 2017. La production de pétrole dans le cadre du projet devrait commencer au quatrième trimestre de 2017. 

In Situ

Les émissions absolues globales de nos installations in situ ont diminué en 2016 comparativement à 2015, passant de 5,6 millions de tonnes d'éq. CO2 à 5,4 millions de tonnes d'éq. CO2. La diminution est surtout attribuable à l'interruption des activités en raison des feux de forêt.

Par suite de l'arrêt prolongé de l'installation MacKay River, de la vapeur additionnelle a été nécessaire pour réchauffer et pressuriser à nouveau le gisement durant le démarrage, ce qui s'est traduit par une hausse de 12 % de l'intensité des émissions par rapport à 2015. À Firebag, en dépit de l'incidence des feux de forêt, l'intensité des émissions a légèrement diminué (1%) comparativement à 2015. La diminution est surtout attribuable au maintien de faibles ratios vapeur-pétrole grâce aux stratégies de gestion du gisement et au solide rendement des puits intercalaires.

Exploration et production

Côte Est du Canada

Les émissions de Terra Nova ont augmenté de 2 %, passant de 0,55 million de tonnes d'éq. CO2 en 2015 à 0,56 million de tonnes d'éq. CO2 en 2106. Terra Nova est le seul actif de la Côte Est du Canada que Suncor exploite. Les autres participations dans la production internationale et extracôtière sont des coentreprises et ne sont pas sous notre contrôle opérationnel direct. Les activités de ces coentreprises ne sont pas incluses dans ce rapport.

Activités terrestres – Amérique du Nord

Les émissions du secteur Activités terrestres – Amérique du Nord sont demeurées relativement stables, passant de 0,020 million de tonnes d'éq. CO2 en 2015 à 0,021 million de tonnes d'éq. CO2 en 2016.

2015 a été la première année complète où les résultats déclarés ne portaient que sur les activités du nord-est de la Colombie-Britannique, car Suncor a conclu la vente de son usine et de son champ de gaz naturel de Wilson Creek en Alberta à la fin de 2014. Les données déclarées pour les Activités terrestres – Amérique du Nord reflètent les actifs qui nous appartenaient en 2016. Au cours des années précédentes pendant lesquelles des actifs du secteur Activités terrestres – Amérique du Nord ont été cédés, les émissions des actifs cédés faisaient partie des résultats enregistrés jusqu'au moment de leur vente. Par conséquent, les émissions de Wilson Creek sont incluses jusqu’à la date de la vente à la fin de 2014 tandis que les émissions de l’installation restante en C.-B. sont incluses pour la totalité de 2015 et de 2016.

Raffinage et commercialisation

En 2016, les émissions de GES à nos installations du secteur Aval sont demeurées relativement stables par rapport à 2015, avec 5,4 millions de tonnes d'éq. CO2 émis chaque année. L'intensité des émissions est également demeurée constante, à 0,20 millier de tonnes d'éq. CO2 par m3 de production. Cette performance reflète le maintien d'une utilisation élevée des raffineries.

Énergie renouvelable

Usine d'éthanol de St. Clair

Depuis 1992, nous mélangeons de l'éthanol aux carburants que nous vendons au détail. Nous avons inauguré l'usine d'éthanol de St. Clair à Mooretown, en Ontario, en 2006. En 2011, nous avons doublé la capacité de production de l’usine à 400 millions de litres d'éthanol à base de maïs par année. C'est la plus grande usine de production d'éthanol au Canada.

Les émissions absolues et l’intensité des émissions de l'usine d’éthanol de St. Clair sont demeurées relativement stables d'une année à l'autre.

Énergie éolienne

Suncor et ses partenaires sont impliqués dans cinq parcs éoliens opérationnels qui affichent une capacité de production totale de 187 mégawatts (MW), suffisamment pour fournir de l'électricité à environ 65 000 foyers canadiens. Les données sur la performance indiquées ne concernent que les parcs éoliens exploités, et ne sont pas rajustées pour indiquer les parts de l’entreprise. En 2016, nos parcs éoliens ont émis 50 tonnes métriques d'éq. CO2 et ont produit plus de 100 000 MWh.

Suncor, environnement – émissions atmosphériques

Coefficients d'émission en 2016

L’évaluation des émissions de GES est complexe, c’est pourquoi il est important d’agir de manière transparente, uniforme, vérifiable et conforme à la réglementation. Les coefficients d’émission, qui nous permettent d’évaluer les émissions de GES au moyen d’une unité de données sur les activités disponibles (c.-à-d., quantité de combustible consommé, quantité de produits fabriqués), nous aident à y arriver.

Paramètres de déclaration des émissions de GES

Les paramètres de déclaration des émissions de GES utilisés dans le Rapport sur le développement durable sont en tonnes métriques d’équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2). Cette unité, qui est régulièrement utilisée pour la déclaration de GES, représente les volumes de gaz pour lesquels des études ont démontré leur effet sur l’atmosphère planétaire. Équivalent CO2 signifie que des GES individuels ont été multipliés par leur potentiel de réchauffement de la planète (PRP) évalué par rapport à celui du dioxyde de carbone (CO2). Le présent rapport utilise les PRP sur 100 ans émis par le quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui s’aligne sur plusieurs compétences déclarant des GES, incluant Environnement Canada et l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis. Cela est conforme à nos Rapports sur le développement durable 2014, 2015 et 2016; toutefois, les rapports sur le développement durable antérieurs à 2014 utilisaient le troisième rapport d’évaluation du GIEC.

Les principaux impacts découlant de l’utilisation des PRP émis par le quatrième rapport d’évaluation du GIEC sont les émissions de méthane qui augmentent légèrement en raison d’un accroissement du coefficient PRP de 21 à 25. Les émissions d’oxydes d’azote (N2O) ont légèrement diminué, ce coefficient étant passé de 310 à 298. D’autres GES ont aussi vu leurs PRP rajustés mais ont peu ou pas d’impact sur nos émissions totales de GES.

Évaluation des sources d'émissions potentielles

En tant que société énergétique intégrée couvrant divers territoires, secteurs et activités, nous utilisons plusieurs protocoles de coefficients d'émission différents élaborés à l'extérieur et acceptés publiquement pour développer des méthodes de calcul des émissions spécifiques à chaque installation. Nous sélectionnons le protocole approprié en fonction du type de carburant spécifique à l'installation et de sa composition, de la source d'émission et de l'installation ou du territoire visé. Tel qu’exigé par les organismes de réglementation et vérifié par des vérificateurs externes, nous utilisons les protocoles et méthodes relatifs aux GES acceptés pour déterminer le profil global de nos émissions.

En plus d'utiliser les coefficients d'émission spécifiques au carburant, certaines émissions de GES sont calculées à l'aide du taux de consommation spécifique au processus ou à l'équipement, comme durée de fonctionnement en heures et non pas le volume de carburant. Nombre de nos installations ont des processus complexes qui exigent des coefficients d’émission spécifiques et des méthodes pour calculer avec précision leurs émissions.

Principalement, nos installations utilisent des protocoles et méthodologies exigés dans leur juridiction. Toutefois, si aucune méthodologie prescrite n’est exigée, il pourrait être nécessaire d'utiliser une combinaison de méthodes standards pour une même installation si des facteurs particuliers à l'installation et au secteur ne peuvent être couverts par une seule norme ou un seul règlement. Il peut arriver à l'occasion que certains coefficients d'émission plus précis – mesurés, calculés à partir de données de composition ou fournis par un fabricant – soient disponibles pour un équipement spécifique. Ces coefficients sont privilégiés afin de garantir la meilleure qualité de données qui soit et l’utilisation des mesures les plus justes.

Dans la mesure du possible, les facteurs d'émissions spécifiques sont calculés à partir de données mesurées réelles par rapport à des facteurs génériques estimés par défaut. Dans d'autres cas, par exemple pour calculer les émissions indirectes provenant de l'électricité achetée à l'extérieur, nous utilisons tout d’abord des coefficients prescrits par les organismes de réglementation, le cas échéant, puis les coefficients spécifiques à l'installation, et finalement, les coefficients d'émissions publiés pour les sources d’émissions résiduelles.

En raison de la nature unique de chaque installation, nous avons plus de 1 400 coefficients d’émissions standards dans notre Système de gestion de l’information environnementale qui s’appliquent à différentes installations. Ce nombre n’inclut pas les milliers de coefficients additionnels calculés quotidiennement pour différents carburants et différentes installations selon une analyse de la composition du carburant. Ces coefficients nous donnent la composition du gaz en temps réel et le contenu en carbone qui en découle.

Rôle de la réglementation sur la déclaration des GES

Plusieurs territoires ont développé ou développent présentement des exigences normatives qui spécifient les coefficients à utiliser. Par exemple, l’EPA et les organismes de réglementation de la Western Climate Initiative du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique exigent que tous les exploitants utilisent les coefficients spécifiés pour l'année de déclaration 2016.

L'Alberta exige que les grands émetteurs utilisent la méthode et les coefficients d'émissions utilisés conformément aux données de référence du Règlement sur les émetteurs de gaz désignés (SGER) approuvé par leur gouvernement; de plus, aucun changement ne peut être apporté sans que les émissions de l'année de référence et de l'année précédente soient retraitées et revérifiées par rapport aux données de référence. Chacune de nos installations, qui fait une déclaration dans le cadre du SGER, a obtenu des résultats positifs (approuvés) pour l’année de déclaration 2016 à un niveau d'assurance raisonnable.

Pratiques et méthodologies standards

Des agences externes ont développé des méthodologies normalisées et acceptées par l'ensemble de l'industrie que les exploitants peuvent utiliser en l'absence de méthodes prescrites. Les pratiques et méthodes normalisées que nous suivons sont largement acceptées, bien établies et documentées, de sorte que les données résultantes peuvent être vérifiées par les gouvernements et les tiers et appliquées uniformément à l'échelle de l'industrie et d'une année à l'autre.

Les liens suivants présentent une liste partielle des méthodologies normalisées et des documents de référence utilisés :