Rapport sur le développement durable 2018

Q et R sur le développement durable

La nomination d'un chef du développement durable à Suncor témoigne d’un engagement cibl�� sur sa stratégie commerciale éprouvée

Une conversation avec Eric Axford, chef du développement durable, et Arlene Strom, vice-présidente, Développement durable et communications

Le parcours en matière de développement durable de Suncor s'est intensifié en 2017 avec la nomination du tout premier chef du développement durable de l'entreprise, Eric Axford. Eric, ancien vice-président directeur, Services d'entreprise, est chargé de donner une orientation à l’engagement de Suncor en matière de développement énergétique durable échelonné sur plusieurs décennies. Comme mentionné dans cette conversation avec Eric et Arlene Strom de Suncor, ce nouveau poste s'inscrit dans une vision en constante évolution du développement durable qui est au cœur de l'aspiration de Suncor d'être digne de confiance pour gérer les précieuses ressources naturelles en cette période de transition mondiale vers un avenir sobre en carbone.

Que faut-il retenir à propos de la nomination d'un chef du développement durable à Suncor?

Eric : Même si j'étais déjà responsable de l'aspect du développement durable dans mon ancien poste, la création de ce nouveau poste fait ressortir l'intérêt accru de la haute direction et la clarté de la tâche à accomplir. Le temps des membres de la haute direction est une ressource rare et cette approche permet de se concentrer à 100 % sur ces enjeux, c.-à-d. sur tous les enjeux et occasions externes.

C'est le bon moment de le faire. Nous utilisons ces quatre questions pour mesurer la force de notre stratégie commerciale :

  1. Devrions-nous œuvrer dans le secteur pétrolier?
  2. Pouvons-nous être concurrentiels sur le plan des coûts et du carbone?
  3. Pouvons-nous générer les rendements dont nous avons besoin?
  4. Pouvons-nous évoluer dans l'environnement externe complexe d'aujourd'hui?

Vous pouvez répondre assez facilement « oui » aux trois premières questions. L'incertitude se situe dans notre évolution dans cet environnement externe complexe. Pouvons-nous avoir accès aux marchés et disposer des conditions et des principes adéquats qu'il nous faut pour réussir et participer à l’élaboration de solutions pour ces défis complexes? Ce poste est directement lié à ce défi. Même si certaines responsabilités relèvent d'autres secteurs de l'entreprise, il s'agit d'un poste transversal stratégique. Je suis très heureux d'occuper ce poste.

Arlene : Je crois que c'est important et j'entends déjà les parties intéressées et les autres entreprises de l'industrie souligner l'importance de constater qu'un membre de la haute direction prend en charge cet aspect essentiel de notre stratégie commerciale. Cela s'inscrit dans le parcours de Suncor qui s'échelonne sur plusieurs décennies et son engagement en matière de développement durable.

Est-ce que la nomination d'un chef du développement durable marque une évolution dans la vision de Suncor du développement durable?

Eric : Par rapport aux meilleures pratiques, on constate que les entreprises abordent tout d'abord la question du développement durable dans un contexte de gestion des enjeux. Mais, en acquérant de la maturité, le développement durable devient davantage comme une capacité intégrée pour les entreprises. Le rôle du chef du développement durable est donc de s'assurer que l'entreprise respecte ses engagements, ses valeurs et ses croyances.

C'est ce que je constate à Suncor. Évidemment, c'était le bon moment pour pouvoir compter sur la présence d'un chef du développement dans la haute direction – entre autres, parce que nous avons évolué depuis les vingt dernières années et intégré cette capacité à notre culture. Aujourd'hui, mon rôle est bien différent de celui que j'aurais eu à jouer il y a 10 ou 15 ans. Il ne s'agit plus de gérer des enjeux, mais plutôt d'élaborer une stratégie et de perfectionner adéquatement les capacités à l'échelle de l'entreprise. Je suis un gardien de cette stratégie pendant que le travail est réparti entre 13 000 personnes.

Quelle est la vision de Suncor du développement durable pour l'avenir? Comment cet aspect évolue-t-il?

Eric : Je pense que cela s'inscrit dans notre évolution. Nous façonnons le développement durable afin qu'il englobe des éléments qui se regroupent naturellement, mais nous n'avions peut-être pas la même orientation et le même profil jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, nous avons toujours été conscients de l'importance de la diversité et de l'inclusion, mais, aujourd'hui, nous savons que ces enjeux sont une partie intégrante de notre stratégie en matière de développement durable. Cela contribuera à créer un sentiment d'urgence de s'attaquer à ces défis.

Arlene : C'est là le fondement de cette nomination. La création de ce poste est justement la preuve que nous réfléchissons à l’avenir. Par exemple, le fait qu'Eric souligne l'importance de la diversité et de l'inclusion met en évidence notre réflexion dans le cadre d'une vision globale du développement durable.

Les Nations Unies ont défini 17 objectifs de développement durable, dont plusieurs peuvent s'appliquer à des entreprises comme Suncor. Est-ce que cela fournit des lignes directrices utiles pour élargir le concept de développement durable?

Arlene : Les objectifs des Nations Unies sont le reflet de la conversation sur le développement durable qui se tient à l'échelle mondiale. Selon moi, c'est exactement ça – des lignes directrices et un cadre qui peuvent nous aider à élaborer nos propres buts, objectifs et stratégies. Ceux-ci nous aident à prendre part à la conversation à l'échelle mondiale et, ce faisant, nous répondons aux préoccupations des parties intéressées.

Eric : C'est une façon intéressante de communiquer ce que nous faisons lorsque nous échangeons avec les parties intéressées à l'échelle mondiale, car plusieurs d'entre elles connaissent les objectifs des Nations Unies. Je crois qu'il s'agit d'une bonne structure. Les objectifs sont maintenant définis globalement afin d'éliminer la pauvreté, de protéger la planète et d’assurer la paix et la prospérité. Mais, franchement, nous pouvons tous faire quelque chose pour éliminer la pauvreté, protéger l'environnement et empêcher la discrimination. Les objectifs de développement durable nous permettent d'avoir une conversation encore plus cohérente.

Le chef de la direction de Suncor, Steve Williams, a beaucoup parlé de « privilégier une vision à long terme de notre place dans le secteur de l'énergie ». En ce sens, le développement durable n'est-il pas encore plus important?

Eric : Au cœur de la question, le développement durable doit être une approche à long terme. Si vous voulez continuer à œuvrer dans cette industrie pour les 50 à 100 prochaines années, vous devez penser différemment. Pour réussir, vous devez penser aux besoins des parties intéressées, des investisseurs et de la société dans son ensemble. La nature du secteur des sables pétrolifères – notamment les considérables investissements de capital requis – nécessite d'adopter une vision à long terme. Cela mène directement à une stratégie de développement durable.

Arlene : Si on regarde à long terme, la voie est toute tracée. En regardant la destination souhaitée, on peut apercevoir des balises. En tant qu'entreprise qui s'engage à faire la promotion du développement durable, nous voulons nous assurer que la voie devant nous est bien éclairée – que nous pouvons voir ce qui s'en vient et distinguer clairement les balises.

Quelle importance accordez-vous à l’établissement des objectifs et à l'ambition de cette vision en matière de développement durable?

Arlene : C'est très important. Nous reformulons nos objectifs à long terme pour favoriser les changements de comportement. Nous mesurons aussi nos progrès par rapport à ces objectifs en fixant des cibles et en communiquant nos progrès par rapport à ces cibles.

Eric : Je pense que l'ambition est quelque chose de merveilleux. Nous nous sommes toujours fixé des objectifs que certains ont décrits comme audacieux. La façon de les atteindre n'est pas toujours claire, même pour nous. Mais cet exercice nous aide à préciser ce que nous tentons de faire. Nous pouvons affirmer que nous avons atteint la plupart des objectifs que nous nous sommes fixés; nos employés trouvent continuellement des façons d'innover et d'atteindre des objectifs qui semblent souvent très ambitieux.

Par exemple, Suncor s’est donné pour objectif de réduire de 30 % l'intensité totale des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de sa production de pétrole et de produits pétroliers d'ici 2030. Dans quelle mesure cet objectif a-t-il une incidence sur les décisions prises au quotidien?

Eric : L'incidence est très grande. Lorsqu'on s'engage publiquement de cette façon, on ne peut pas reculer. Au début, lorsque nous avons défini cet objectif, nous ne savions pas précisément comment nous allions y arriver. Mais, nous nous étions engagés par le biais d’un objectif à tirer parti de la technologie et de l’innovation pour nous aider à contribuer à une économie sobre en carbone et nous savions qu’une cible nous aiderait à mesurer notre progrès. Depuis cet engagement à atteindre cette cible, nous nous sommes concentrés sur des stratégies et des investissements dans la technologie pour y arriver. Nous sommes aujourd’hui en mesure de constater de façon réaliste l’atteinte de l’objectif de réduction de l’intensité des émissions de GES. Il faut souligner que cette industrie peut compter sur plusieurs scientifiques et ingénieurs parmi les plus brillants qui aiment résoudre les problèmes et trouver des solutions concrètes.

Selon Suncor, pour réussir à long terme, il faut être concurrentiel sur le plan des coûts et de l'intensité carbonique à l'échelle mondiale. Où vous situez-vous dans le tableau d'ensemble?

Arlene : Nous sommes fiers des résultats liés à la baisse de l’intensité des émissions de notre plus récent projet. L'intensité carbonique de la production de Fort Hills est actuellement comparable à la moyenne du baril raffiné en Amérique du Nord. C'est un véritable progrès. Pour la croissance future, nous savons que nous pouvons aller au-delà de la capacité des technologies d'aujourd'hui. Il faudra contribuer aux engagements du Canada pour réduire ses émissions et, en définitive, abaisser la courbe de croissance des émissions absolues. Uniquement pour l’an dernier, nous avons investi 350 millions de dollars dans le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies.

Eric : Étonnamment, les sables pétrolifères sont une source d'énergie à faibles coûts lorsqu'on regarde les données à long terme. La technologie et l'innovation sont des composantes essentielles, tant en termes de réduction des coûts que d'amélioration du rendement environnemental. Elles prendront de plus en plus de place à l'avenir. Par rapport aux méthodes actuelles, certaines nouvelles technologies in situ que nous développons ont le potentiel de  réduire  l'intensité  des  émissions  de  GES  de  50 à 70 %. Nous collaborons avec des partenaires de l'industrie et d'autres organismes en vue d'améliorer notre rendement collectif. Nous savons que l'amélioration continue ne suffira pas. Il faudra également opter pour l'amélioration transformatrice afin de demeurer concurrentiel dans un avenir sobre en carbone. Nous croyons que nous sommes en bonne position pour y arriver.

Comme la croissance de sa production fait grimper ses propres émissions, Suncor prend des mesures – notamment en remplaçant les chaudières au coke et en accroissant sa capacité de cogénération – qui contribueront à « écologiser » le réseau électrique de l'Alberta.

En fin de compte, nous sommes en faveur d'un monde de décarbonisation et nous avons notre place dans ce monde. Et pour y arriver, la technologie et l'innovation sont des instruments essentiels.

Suncor a également établi un objectif à long terme en matière de développement durable axé sur l'aspect social qui met l'accent sur l'accroissement de la participation des Autochtones du Canada à la mise en valeur des ressources. Comment cet objectif progresse-t-il?

Arlene : Nous sommes très fiers de l'entente conclue l'année dernière, conformément à laquelle la Première Nation de Fort McKay et la Première Nation crie Mikisew ont acquis une participation combinée de 49 % dans le projet d’agrandissement du Parc de stockage Est de Suncor – le plus important investissement commercial à ce jour par des communautés des Premières Nations au Canada. Selon la déclaration des Premières Nations, il s'agit d'une évolution importante. Cela illustre que les partenariats mutuellement avantageux sont possibles et nous incite à proposer d'autres occasions aux communautés autochtones.

Nous croyons avoir un rôle à jouer pour nous assurer que les communautés directement touchées par nos activités bénéficient des avantages économiques de la mise en valeur des ressources. Cet objectif social porte aussi sur une nouvelle façon de penser et d'agir. Il ne s'agit pas de travailler « pour » les Autochtones. Il faut écouter, apprendre et travailler ensemble. Une des choses que nous tentons d'accomplir est d'accroître la connaissance des employés de l'histoire et de l'expérience des Autochtones, en commençant à l'intérieur de notre propre entreprise. Près de 5 000 employés de Suncor ont suivi la formation en ligne de sensibilisation à la culture autochtone, élaborée en collaboration avec nos partenaires comme Reconciliation Canada ainsi que nos employés autochtones. Le Réseau des employés autochtones de Suncor prend rapidement de l'ampleur et tous les employés de Suncor sont invités à y adhérer. Nous avons tous quelque chose à apprendre dans ce réseau.

Eric : Un long chemin reste à parcourir pour atteindre notre objectif social. Mais nous sommes déterminés à avancer dans plusieurs domaines. Nous tentons de jouer un rôle de soutien dans le processus de réconciliation. Nous cherchons de nouvelles façons de collaborer pour soutenir les jeunes Autochtones, qui représentent l'un des segments affichant la croissance la plus rapide dans la population canadienne. Nous collaborons avec notre groupe responsable de la chaîne d'approvisionnement afin de tenter d'accroître les revenus des entreprises et communautés autochtones. Nous pensons que nous pouvons faire une différence et, même si je suis fier de ce que nous avons accompli jusqu'à présent, je me dis toujours que nous pouvons en faire plus.

Quelle est l'importance d'une gouvernance efficace dans la concrétisation de la vision de Suncor en matière de développement durable?

Eric : La gouvernance est très importante pour nous. En termes simples, il s'agit de penser à la façon dont une entreprise est gérée et dirigée, dont les objectifs sont définis, dont les responsabilités sont établies, et dont le rendement est surveillé et contrôlé. Je crois que Suncor est généralement reconnue pour ses pratiques efficaces à cet égard. Nous avons clairement établi un lien entre le développement durable et la gouvernance jusqu'au conseil d'administration, grâce aux lignes de mire communes qui rejoignent tous les secteurs de l'entreprise.

Arlene : Eric et moi parlons des enjeux liés au développement durable à chaque réunion du comité sur l'environnement, la santé, la prévention et le développement durable du conseil d'administration. Eric assiste également à toutes les réunions du conseil, où il se fait régulièrement le porte-parole de ces enjeux. Les discussions à propos du développement durable – notamment à propos des enjeux liés aux changements climatiques et aux risques associés au carbone – sont une composante à part entière, empreinte de vigueur, du processus stratégique annuel de Suncor. Toutes ces initiatives contribuent à donner le ton à la surveillance du conseil.

Est-ce qu'une notion de gouvernance et de transparence efficaces contribue également à la résilience à long terme?

Eric : Absolument. Nous vivons dans un monde incertain en pleine évolution. Pour être résiliente, une société énergétique doit évaluer, gérer et communiquer en toute transparence ce qui touche les principaux risques pour ses activités. Un bon exemple de cela est le rapport climat indépendant publié annuellement par Suncor, un premier du genre dans l'industrie pétrolière et gazière canadienne. Le rapport présente notre meilleure évaluation du risque d'entreprise associé aux changements climatiques et à la transition vers une économie plus sobre en carbone. En évaluant notre degré de résilience au moyen d’un éventail de scénarios potentiels, nous sommes en mesure d’évaluer aussi les stratégies que nous adoptons pour atténuer ce risque. Le rapport explique clairement comment nous pouvons continuer à fournir de l'énergie à des coûts concurrentiels et de manière sobre en carbone dans le contexte de la transition énergétique.

Le rapport climat donne également des précisions sur la réponse de Suncor au groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat, une initiative internationale qui vise à fournir aux entreprises un cadre de communication volontaire pour la communication des données liées au climat. Nous abordons plusieurs exigences du groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat dans notre rapport climat et examinons la façon de se conformer le plus efficacement possible à toutes les recommandations du groupe de travail. Nous avons exprimé publiquement notre soutien de ces recommandations et nous continuerons de collaborer avec les autres parties intéressées touchées pour finaliser les détails de leur mise en œuvre.

Suncor a souvent parlé de l'importance de la collaboration et de la mobilisation des parties intéressées. Pourquoi est-ce si important pour le développement durable?

Arlene : Il y a 20 ans, Suncor a défini un principe relié aux relations avec les parties intéressées qui nous a été très utile. Ce principe est plus important que jamais. Nous croyons qu'en réunissant des gens de divers horizons dans le but de régler des problèmes complexes nous pourrons accomplir plus de choses que si nous le faisons seuls de notre côté. Cela s'exprime dans notre collaboration avec des groupes comme Energy Futures Lab et la Commission de l'écofiscalité. Ces deux organismes se concentrent sur l'élaboration de solutions pratiques et rassembleuses afin de relever le défi de la réduction des émissions dans une économie basée sur les ressources. Notre travail avec nos partenaires de l'industrie par le biais de la Canada’s Oil Sands Innovation Alliance afin d'accélérer le développement de technologies et de l'innovation est un autre exemple de collaboration. On peut aussi penser à nos délibérations avec d'autres entreprises, des gouvernements et des groupes environnementaux afin de faire évoluer des politiques en matière de changements climatiques. Nous avons aussi réuni des leaders, des entreprises et des membres de communautés autochtones sur une base régulière par le biais de la Fondation Suncor Énergie – grâce à ces rencontres, nos partenaires communautaires ont modifié leurs stratégies de collaboration et nous nous en sommes inspirés – et notre objectif social est inspiré par ces rencontres.

Qu'est-ce que ces collaborations ont toutes en commun? Ces discussions nous ont transformés. Nous écoutons. Nous apprenons. Cela a une incidence sur notre façon de voir les solutions possibles et de mener nos activités.

« Au début du concept de développement durable, il y a l'écoute des parties intéressées et la collaboration avec celles-ci. »

Eric : C'est un élément si important. Au début du concept de développement durable, il y a l'écoute des parties intéressées et la collaboration avec celles-ci. Nous ne serons pas toujours d'accord, mais nous devons être prêts à nous engager, dans le respect et l'ouverture. Sans cet engagement au dialogue, vous demeurez coincés dans vos anciens modes de pensée. Il faut être agile et comprendre qu'il y a toujours quelque chose à apprendre. Il faut trouver des façons de faire place au changement et non pas d'y résister. Cela fait partie de notre philosophie de base et je crois qu'elle nous procure un avantage concurrentiel.

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